Le roi Lear(1)
Retour à Granville. J'ai nagé à Bréville, bu une bière au café de notre village avec mon beau-frère, puis relu les premières pages du Roi Lear de Shakespeare.
La beauté de ces vers, que je lis en anglais puis en français:
"She had indeed, sir, a son for her cradle ere she had a husband for her bed": "elle eut, monsieur, un fils pour son berceau avant d'avoir un mari pour son lit. Vous flairez l'écart?" Le trivial, voire le vulgaire (whoreson) rejoint souvent le sublime.
le roi écoute les flatteuses et rejette la fille sincère et le bon conseiller.
"What shall Cordelia speak? Love, and be silent". Dès qu'on parle, on trahit l'amour.
Le roi Lear furieux: "l'arc est bandé et tendu, évite la flèche" ("The bow is bent and drawn, make from the shaft").