le catholicisme
Cette après-midi passée à Lourdes m'invite à revoir mes liens avec le catholicisme. Je viens d'une famille catholique, passée en partie, à l'indifférence religieuse. Très tôt je me suis senti protestant. Ce fut une adhésion du coeur et de la raison, en aucun cas un choix dicté par un rejet. Je ne suis pas anticatholique et j'aimerais vivre une communion plus forte avec cette grande Eglise. J'admire l'art, les penseurs, et la cohorte des saints que Rome a fait surgir au cours des siècles. Ce qui m'éloigne encore du catholicisme: un magistère moral rigide (divorce, homosexualité, contraception...) complètement à côté de la vie, une conception trop hiérarchique et trop centralisée de la succession apostolique et , mais c'est juste affaire de tempérament, un culte trop ritualisé. A la messe, je suis au spectacle et mon coeur ne prie pas! Une table de bois, un bouquet de dahlias, une bible sur les genoux, me conviennent mieux pour m'ouvrir à Dieu. J'ajoute que les chrétiens les plus authentiques rencontrés jusqu'ici appartenaient à la très exigeante Eglise adventiste du septième jour et que je me sens très bien dans l'Eglise réformée. Mais tout ceci n'empêche pas de me sentir un peu chez moi quand je viens m'asseoir dans une église catholique...