21 juillet 2006
Mystic river
En Bretagne désormais mes nuits sont devenues courtes. Papa se lève fréquemment, tiré de son sommeil par la souffrance et j'entends son pas de fantôme sur le parquet, l'eau minérale qu'il se verse dans un verre pour avaler un comprimé ou parfois ses gémissements aux toilettes. L'entendre geindre dans la nuit me glace dans ces nuits chaudes. Lorsqu'il retourne se coucher et qu'enfin j'entends derrière la cloison que mon père s'est endormi, je m'apaise un peu et je peux prendre un livre. J'ai lu la moitié de Mystic river, un excellent roman noir de dennis Lehane qui interroge sur le sens des destins individuels.
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