Peindre ou faire l'amour, façades d'Annecy
Le film d'Arnaud et jean-Marie Larrieu Peindre ou faire l'amour dérange tout en douceur. Rien de plus hardi que d'offrir son intimité sexuelle à un couple de voisins et amis... J'ai beaucoup aimé les scènes du "lendemain" lorsque William et Madeleine se retrouvent dans la grisaille de Grenoble, silencieux et fatigués au comptoir d'un café-hôtel. La gêne, le sentiment de ne pas avoir maîtrisé les évènements, la tentation un moment d'en reporter la responsabilité sur les autres dans le registre: "on s'est fait avoir..."le désir de se retrouver dans les bras. Daniel Auteuil est très bon en préretraité sombre, angoissé, gardant son pouvoir de séduction. Sabine Azéma est tout aussi excellente, lumineuse, tendre et primesautière.
Les façades d'Annecy au sortir du cinéma ce vendredi 26 août m'ont paru une fois encore très belles.Les immeubles de la vieille ville ont des enduits aux couleurs tendres qui donnent à la cité un caractère italien, Sarde.