31 octobre 2009
Campo San Polo (2)
Un cours d'eau coulait devant ce palais du campo San Polo. Il ne fut comblé qu'au milieu du XVIIIème siècle. Décidément cette ville est un glorieux nénuphar...
calle
Calle du quartier San Polo, le matin. J'y ai rencontré le petit capitaine allemand. Un Suisse y faisait des photographies...
Le jour se lève à Venise
Ce matin je me suis réveillé à 5h3O, impatient de redécouvrir Venise. J'ai tenu au lit jusqu'à 6h30, imaginant des itinéraires de marche à travers la ville. Puis je me suis habillé sans faire de bruit, ai descendu les deux étages et me suis glissé dehors comme un voleur. j'étais alègre, léger.
Je suis allé voir le soleil se lever sur le Grand Canal. L'eau remuait doucement. Le ciel a viré lentement du noir de la nuit au blanc de l'aurore. Le soleil dans ses dernières forces automnales a bientôt éclairé les délicates façades palatines. Alors j'ai pris cette photographie...
30 octobre 2009
Irréalité
Se retrouver ici, à Venise, après une heure d'avion, a quelque chose d'irréel comme cette monumentale publicité couvrant des échafaudages à l'entrée de la place Saint Marc...
Premiers pas dans Venise
Il est un peu plus de 16h00. Nous faisons nos premiers pas dans Venise.
Beaucoup de touristes, sans que les rues en soient saturées. On entend souvent parler français.
Longue marche vers notre hôtel situé à la limite des quartiers de San Polo et Dorsoduro. Je suis harnaché d'un volumineux sac, façon routard des années 1970. Je dois avoir le dos bien robuste pour porter ce poids. Je ne voyage jamais sans de multiples livres, quelques pléïades, des guides, des dictionnaires, sans compter chaussures de course à pied, de randonnées etc... il faudrait pour bien faire qu'une malle me suive comme Gide à travers les forêts du Congo....
soir qui tombe sur San Giorgio Maggiore
Le soleil se couche plus vite à Venise qu'à Granville.
Comme nous arrivons de notre traversée de la lagune, le soir tombe sur l'îlot de San Giorgio Maggiore, telle une masse d'orage un soir d'été.
La lagune de Venise
Quel que soit le moyen choisi pour arriver à Venise, on est aussitôt plongé dans un milieu aquatique. L'eau ne vous quittera plus jusqu'à votre départ.
Le géographe reconnaîtra une des plus belles lagunes du monde. Cinquante mille hectares d'eaux plus ou moins salées ont surgi là il y a 6000 ans, peu après la dernière glaciation. Ces planes étendues liquides sont enfermées par un cordon sédimentaire, le Lido, et s'ouvrent sur la mer Adriatique par trois passes...
Sous le soleil de ce début d'après-midi du 30 octobre, nous partons en bateau pour une promenade d'une heure et demi. Je reagarde cet univers de lacs saumâtres, de rivières, de canaux, d'îles et d'îlots qui s'étend à perte de vue au fond de l'Adriatique.
bricole
Dans cette lagune sans fonds, des pieux appelés bricole en vénitien balisent la navigation. Ces ducs-d'albe de tailles, d'agencements et de couleurs sans signification pour l'étranger, parsèment les eaux de Vénétie.
Arriver à Venise.
Notre avion atterrit à l'aéroport Marco Polo de Venise, vers 14h00. J'ai voyagé entre une jolie Libanaise qui avait une grosse migraine et un Américain qui avait prévu de visiter neuf pays d'Europe en moins de deux semaines (bel exemple de l'industrie touristique)!
Comment arriver à Venise?
Par l'avion, on a l'impression que Venise est sur le versant des Alpes. On a peine dépassé les derniers sommets enneigés que l'on aperçoit l'Adriatique et ses archipels. L'aéroport est au bord de la lagune, à treize kilomètres de la cité.
Par le train, on arrive sur les quais de Santa Lucia. La gare donne sur le grand canal. C'est de loin la plus belle porte d'entrée à Venise. Le choc est immédiat. Je me souviens à l'été 1993 de la vive émotion qui nous avait saisis, mon père, ma mère et moi sur les marches de Santa Lucia. 
14 août 2009
Regarder le Mont Blanc, souveraineté
Nous retournons de bonne heure ce matin sur le Semnoz pour voir le Mont Blanc...
Grand soleil. Ma mère emprunte un chapeau à une restauratrice.
En face de nous, vers le nord-est, la houle des sommets des Bornes: la Tournette, les Aravis... Là-bas, très loin, émerge le Mont Blanc, ultime vague, dont la ligne de crête étincelle à chaque minute un peu plus. Nous restons un long moment à admirer ce grand déferlement des Alpes.
En redescendant vers Annecy, je pense à la citoyenneté dans l'oeuvre de Rousseau. Dans une démocratie, le citoyen est à la fois souverain et sujet. Un exemple suffira à le montrer: les citoyens par leur vote décident des impôts, dont ils sont tenus de s'acquitter...