29 décembre 2009
Le Ghetto

En cette fin de matinée du 2 novembre nous étions parvenus à pied au Ghetto de Venise.
Il a déjà été question du ghetto dans ce blog, en juillet, à propos du livre de Daniel Mendelsohn. En arrivant dans ce premier ghetto-ou du moins nommé tel-de l'histoire de l'humanité, le mot prend un sens nouveau.
En 1527 la loi ordonna aux Juifs de déménager dans le quartier de la fonderie du Cannaregio. Cruelle ironie: ghetto qui signifiait fusion allait pour des siècles désigner l'exclusion la plus cruelle.
Le Ghetto, îlot au deux sens du terme, nous a paru petit. Une population nombreuse venue de diverses nations s'y entassait au Moyen Âge. Malgré la catastrophe du XXème siècle, une vie juive a repris ici. Ici on mange casher, là on étudie la torah...
27 décembre 2009
Côté Cannaregio
Nous marchions cette matinée du 2 Novembre, dans le quartier Cannaregio de Venise. Je me disais qu'il était presque anachronique de se plaire dans ce coin de l'Europe quand seule comptait désormais l'Asie.
Je regardais ce train arriver de Mestre. Sans doute, dans ces wagons, des gens qui venaient ici pour la première fois et qui ,malgré le temps gris, seraient dès les marches de la gare impressionés par la beauté de la cité.
Ici les rues débouchent toujours dans l'eau quand elles ne sont pas elles-mêmes des voies d'eau...
25 décembre 2009
Grand canal le 2 novembre
Le matin de ce 2 novembre, le temps avait changé à Venise. Le ciel si bleu la veille était maintenant encombré de nuages. Le travail reprenait dans la République. Des bateaux chargés de marchandises remontaient le cours du Grand Canal...
18 décembre 2009
Contre Venise
Dans une librairie vénitienne je trouvai ce livre. Je m'y plongeai aussitôt. Régis Debray écrit à charge contre Venise. L'auteur a de l'humour et la critique est salutaire, si on ne veut pas voir son amour pour cette ville se dévoyer en rendez-vous obligé.
Le principal grief tient en ces mots: "Venise n'est pas une ville mais la représentation d'une ville". J'ai parfois eu ce sentiment, notamment sur le Grand Canal, où la nuit comme le jour les augustes façades semblaient inhabitées, où de la place Saint Marc au Rialto, tout semblait ne plus avoir d'autre raison d'être, que le passage des touristes, mais ailleurs nous avons vu des concierges aux portes des immeubles, des enfants courir à l'école, des couples se disputer, des ouvriers sur des chantiers...
La question qui suit n'est pas sacrilège: qu'est ce qui ne me plait pas à Venise? Je répondrais: le folklore gondolier, les rues saturées de touristes du côté de San Marco, certaines façades baroques surchargées. Pour le reste, je ne crois pas me faire avoir en disant que Venise est très belle avec ses paysages lagunaires, son architecture, ses canaux, ses chefs d'oeuvre dans chaque église-et elles sont fort nombreuses!
Venise attire les jalousies et les critiques. Comme tout ce qui est beau, insolemment beau...
12 décembre 2009
Sur la terrasse de Peggy Guggenheim
La fraîcheur montait doucement sur le grand canal ce soir là.
Je suis resté longtemps sur la terrasse du musée Guggenheim à penser aux oeuvres que je venais de voir, à regarder les lumières de Venise s'allumer une à une, à rêver devant ce ciel crépusculaire de Toussaint. La lune montait calmement au-dessus des eaux de la lagune. Je me disais que les filles qui nous avaient vendu les billets étaient très jolies...
01 novembre 2009
Tags vénitiens.
Cette tête au crâne dégarni charbonnée sur la pierre, flanquée d'un ange noir, comme on en voit dans les oeuvres de Chagall : une figure humaine banale face à l'Adriatique.
Les tags sont nombreux sur la côte Adriatique du Lido.
Lido, murazzi
le Lido s'étire sur douze kilomètres. Le meilleur moyen de parcourir cette île est encore de prendre un vélo.
La côte est protégée par des enrochements, des murazzi qui se succèdent parallèlement.
Lido, l'île des bains
La lumière était celle de l'été, mais la fraîcheur de l'eau nous rappela que nous étions à la Toussaint! Je n'ai pu nager.
coureur au Lido
On ne peut pas dire que la plage était belle. La moindre crique bretonne a plus de grâce. Mais les mythes forcent la réalité. Nous étions au Lido.
Toutes les cabines de classe étaient remisées. En haut de la plage, de grands amas de sable protégeaient les hôtels des vagues. Venise se méfie de la véritable mer.
J'ai ramassé des coquillages qui ressemblaient à des caramels. Je les ramènerai à Granville.
Des Italiens faisaient leur jogging. J'ai remarqué un des coureurs. La quarantaine avancée et sportive. De beaux cheveux noirs et blancs qui luisaient au soleil. Une foulée ample. Des jambes solides. Je l'ai regardé s'éloigner. Presque à regret...
Lido
Nous allons prendre notre petit-déjeuner au Lido, la plage de Venise.
Grand soleil.
En face de nous l'immense golfe de l'Adriatique.
Des airs de rock californien nous arrivent depuis les salles du café: Beach Boys, Love...
Douce vie!
