01 août 2008

Dates

Je donne un coup de main pour le déménagement de ma soeur. Au moment de la remise des clefs, je m'en vais faire un tour à pied, marche jusqu'au cimetiere. Sur la tombe de mon père, mes yeux s'arrêtent sur les dates gravées dans la pierre. L'année de sa mort  toujours incroyable à lire. Je ne me suis  pas habitué. Mes yeux restent secs mais je sens ma cage thoracique proche d'éclater. Un avion passe dans le ciel. Je m'en retourne, le coeur ravagé de tristesse...
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31 juillet 2008

Julien Green et Malagar

Dans son dernier Journal, Julien Green raconte qu'un jour il demanda à François Mauriac s'il pouvait venir le voir avec son ami dans sa célèbre maison de Malagar. Mauriac répondit: "C'est impossible, comprenez moi" et la porte leur fut  pour toujours fermée, qui était ouverte à tant d'autres... François Mauriac si ouvert, si courageux comme lors de la guerre d'Algérie, tenait de son catholicisme janséniste, des intolérances incroyables. L'homosexualité était à ses yeux cette plaie de l'âme qu'on ne saurait ni voir ni... [Lire la suite]
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30 juillet 2008

scènes pénibles

Ce n'est pas tant l'attitude du père qui me semble incompréhensible. Monsieur d'Etange se comporte comme un noble rustre et un père violent qui bat sa fille. Julie sous les coups heurte un pied de table et s'entaille le visage. Non, ce qui me choque, c'est l'attitude de cette jeune femme qui se jette aussitôt dans les bras de son père:"je penchai mon visage sur son visage vénérable, et dans un instant il fut couvert de mes baisers(!) Douce et paisible innocence, tu manquas seule à mon coeur pour faire de cette scène de la nature... [Lire la suite]
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30 juillet 2008

La Manche

Les journées se suivent, ensoleillées ou nuageuses. Chaque jour je passe un moment à la plage, à quinze minutes à pied de la maison. Je nage nu et, m'éloignant des baigneurs naturistes, j'aime m'entraîner sur de longs parcours le long de la côte, un peu vers le large. La Manche, ici, n'est pas dangereuse en général. Je connais le balancement des courants selon la marée, les mouvements de la houle, je n'ai pas de crainte à sentir ces mètres d'eau sous moi. Mais quand le coup de vent menace, je n'insiste pas...
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29 juillet 2008

Wolfgang Laib(3)

Cette photographie donne bien l'impression que j'ai ressentie devant ce lit de pollen, une des oeuvres de cet artiste allemand exposées à Grenoble. J'étais ébloui par la lumière végétale intense, comme par une présence extraterrestre. Des éléments de la nature disposés ou amassés d'une certaine manière par Wolfgang Laib prennent  un aspect surnaturel...
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29 juillet 2008

préjugés de classe.

A propos de Saint Preux, le précepteur amoureux de sa fille, le comte répond avec hauteur:"c'est offenser l'honneur d'une maison que d'oser en solliciter l'alliance sans titres pour l'obtenir". Peu de choses me révoltent autant que ces stupides préjugés de classe, ou pour mieux dire ici, d'ordre. On sacrifie l'essentiel, ici le bonheur d'un enfant, pour maintenir un orgueil de caste. A trois siècles d'intervalle, même sensibilité que Rousseau sur ce point... En lisant La nouvelle Héloïse...
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28 juillet 2008

Wolfgang laib(2)

Je repense à ces créations de wolfgang Laib vues l'autre jour au musée de Grenoble. Ces centaines de monticules de riz alignés, et ces trois petites pyramides de pollen nous parlent d'un monde au de là des apparences sensibles...
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28 juillet 2008

Pour en finir avec la noblesse

"Laissons, si vous voulez l'origine à part, et pesons le mérite et les services". La Nouvelle Héloïse, lettre LXII. Quatre choses m'impressionnent chez un être humain: la beauté, les qualités de coeur, la création, et la performance sportive. Je compte pour rien l'argent et la réussite matérielle, le pouvoir, la naissance. La chronique mondaine ou princière me laisse indifférent. Je pense avec Rousseau que, partout où elle a brillé, la noblesse a contribué à l'oppression du peuple. Et vive la nuit du 4 août!
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27 juillet 2008

natation

J'ai beaucoup nagé dans la mer aujourd'hui. 2,5km en crawl sans m'arrêter...
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27 juillet 2008

Duel

Consultant son courage plus que son habileté, Saint-Preux provoque en duel Milord Edouard accusé d'avoir diffamé Julie. Cette péripétie du roman permet à Rousseau d'écrire tout le mal qu'il pense de ce type de combat. Y céder c'est préférer l'honneur apparent à l'honneur réel car la vertu ne se décide pas au combat. Sinon "un fripon n'aurait qu'à se battre pour cesser d'être une fripon, les discours d'un menteur deviendraient des vérités sitôt qu'ils sont soutenus à la pointe de l'épée" Rousseau refuse qu'une salle d'armes... [Lire la suite]
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