Chaque homme dans sa nuit

je suis un homme de 46 ans passionné par la théologie, la Bible, la littérature (Julien Green, Mauriac, Proust...) le sport(course à pied, triathlon), j'aime les paysages (La Normandie, saint-Malo, Annecy...).

14 juin 2008

ce blog et ma vie

Du journal intime au blog.

Je crois l'avoir déjà écrit. Le contenu de ce blog vient d'un journal que j'écris depuis des années. Je choisis dans ces cahiers ce qui me semble avoir de l'intérêt- je peux me tromper... J'écarte presque tout ce qui concerne ma vie familiale. La mort de papa fut une exception. Hors de question aussi d'exposer mes amis.

Le grand écart.

Je m'aperçois aussi de l'écart grandissant entre ce que j'écris ici et ma vie quotidienne. Je donne environ quarante cinq heures par semaine à mon travail. Mon temps libre est mangé par de trop nombreux engagements ecclésiaux, associatifs, syndicaux... Toutes choses qui apparaissent peu ici. Mes collègues s'étonneront de ne voir quasiment plus l'écho des tumultes du lycée, de la fin d'année calamiteuse... Je vole des petits moments pour écrire ce blog et j'ai l'impression dès que j'ouvre Canalblog de rentrer chez moi. Alors dans cette petite caverne, je conserve ce qui me plait vraiment dans la vie: la Bible, les livres, le sport, la musique, l'art, les paysages...

Censures.

Sans sujet tabou, je voudrais pourtant que ce blog puisse être lu de tous. Alors je censure parfois ce que j'écris dans mes cahiers. Je le regrette mais je ne veux ni choquer ni blesser...

Posté par chaque homme à 07:51 - vie quotidienne - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

On pourrait croire que toutes tes activités quotidiennes ne te plaisent pas !!

Qui ne s'est pas posé la question du quoi dire ou pas dans son blog. J'aime lire ceux qui ne cachent rien de la vie intime, de toutes leurs réactions spontanées.

Moi je me censure aussi, d'autant que j'expose mon nom, et surtout parce que je suis lu par ma Maman... Je limite. (j'ai quand même republié toute mon année en Foyer Occupationnel, maintenant que je n'y suis plus depuis longtemps). Mais je me fais des signes, car je n'ai pas de cahier... Canalblog je ne le considère pas comme chez moi, plutôt comme ce que je veux que l'on retienne de moi, de ce que je vois.

Vaste, vaste sujet, que le blog...

Oliv'

Posté par PaysageMan, 24 juin 2008 à 12:46

Le grand écart

Chaque Homme,
Bien entendu je regrette parfois en vous lisant, de ne pas vous connaître mieux. Ce que vous retenez, ce que vous censurez, laisse, ici et là dans ce blog, des trous douloureux ou joyeux c'est selon. Vous ressentez bien sûr le « grand écart » vivement. C'est un exercice difficile. Mais je veux vous remercier pour tout ce que vous communiquez. Je reviens ici régulièrement et je retiens surtout de votre présence, de votre démarche, que cette communication virtuelle peut être autre chose qu'une (mauvaise) posture. Vous m'avez également donné le goût de tenter l'aventure. Peut-être que les efforts que nous faisons pour communiquer, pour apprendre à communiquer, compensent-ils un peu pour les refus et les silences destructeurs qui voudraient nous isoler ?

Posté par Marc, 24 juin 2008 à 15:13

Les commentaires... sont aussi une part importante à mes yeux de la communication bloguienne.

En lisant celui de Marc, j'ai envie d'écrire pourquoi je zyeute ici: ce que je préfère ce sont les paysages, les ressentis dans la nature. J'aime aussi les avis et les commentaires sur des lectures que je n'ai pas.
Le tumulte du lycée, etc, m'intéresseraient toujours aussi. Mais beaucoup d'autres le font, tant mieux si tout le monde ne fait pas la même chose. Certains aussi se démultiplient en plusieurs blogs.

Et puis ça m'inspire aussi: marre de cette qualification erronée d'internet par virtuel. C'est on ne peut plus réel ! Je n'y vois pas de posture: des oeuvres, des envies, des désirs, des échanges, des informations et de la création, que chacun peut s'approprier comme bon lui semble.

Oliv'

Posté par PaysageMan, 24 juin 2008 à 17:41

Censure

Je crois qu'il n'y a pas de bonne écriture sans pratique de l'auto-censure. L'écriture nous engage en tant qu'écrivain et en tant que personne, bien évidemment, mais elle engage également celui ou celle dont je parle et qui ne peut pas ou ne veut pas répondre. Dès lors si la pudeur ou la conscience interdisent un dévoilement trop prompt de soi, si ce regard sur l'autre ou sur le monde nous engage, par quelles voies peut-on malgré tout exposer ce qui fonde cette écriture ? Je crois que c'est ce que tu cherches et qui nous touche.

Posté par Samuel, 27 juin 2008 à 14:54

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