cpe_cfdt1Voici maintenant deux semaines que le lycée est bloqué. A mon tour de faire grève et d'aller  manifester. Certes il faut faire évoluer le droit du travail, l'adapter aux besoins économiques tout en assurant des droits légitimes aux salariés, mais toutes les raisons plus ou moins bonnes avancées en faveur du CPE viennent se briser devant ces principes élémentaires :

-Tout licenciement doit être justifié à l'employé concerné.Ils ont un regard bien méprisant vis à vis des femmes et des hommes, ceux qui affirment le contraire.

-Réserver un contrat de travail mis sous le signe de la précarité à des jeunes de moins de 26 ans, c'est introduire une discrimination par l'âge injustifiable dans le droit du travail. A moins de retirer des frontons de nos mairies le mot égalité puisqu'il n'aurait pas d'existence dans la vie professionnelle.

-On peut comprendre une nécessaire flexibilité dans le marché du travail à condition qu'elle soit assortie d'une protection élevée. Ils mentent ceux qui invoquent l'exemple du Danemark, car la société, l'Etat, la forte syndicalisation dans ce pays assurent une garantie à ceux qui perdent un emploi qui n' a rien à voir avec le projet français.

Quant à la méthode employée, au non dialogue qui rend cette équipe gouvernementale Villepin-Sarkhozy odieuse aux syndicats les plus modérés, à l'ensemble du monde associatif, à mes élèves les plus courageux, pas de commentaire!