Les choses se reproduisent avec une lassante et consternante habitude. Ceux qui nous dirigent imposent d'en haut des réformes essentielles, "droits dans leurs bottes", avec l'assurance de leur supériorité. Puis, les semaines passent, des centaines de milliers de personnes manifestent, des maillons essentiels de notre pays sont bloqués (écoles, universités, transports...).Et quand la situation  a suffisamment dégénéré, que la violence et la radicalisation se sont installées, qu'on s'est mis à dos les syndicats les plus modérés, on se dit prêt à ouvrir un dialogue franc et "sans à priori". Qu'on puisse mettre en danger un seul jour les plus jeunes de notre société sans que le soir même tous les acteurs se retrouvent autour d'une table et ne la quittent pas avant d'avoir trouvé une solution est un mystère révoltant. A force de frôler l'abîme d'une guerre civile, notre pays pourrait bien trébucher et glisser...