Samedi dernier je distribuais avec des camarades des tracts contre le contrat première embauche... La nuit du mercredi 8 février où l'assemblée nationale a adopté dans l'urgence le contrat première embauche ne fut pas un grand moment de solidarité. Le gouvernement veut agir pour l'emploi des jeunes . Lorsque les taux de chômage dépassent les 40% dans certains quartiers et chez les moins qualifiés, on ne peut que lui donner raison mais la Droite utilise toujours le même mot: la flexibilité. D'un côté des entrepreneurs qui  dans un monde économique de plus en plus instable souhaitent de la fluidité, entendons pouvoir jouer sur la masse salariale, embaucher et licencier selon la conjoncture. De l'autre des salariés qui aspirent à une stabilité pour mener des projets de vie et à une protection pour les leurs. Alors le gouvernement tranche: va pour la seule logique économique. Et même si le projet prévoit des facilités pour le logement(locapass) ou des allocations forfaitaires pendant deux mois en cas de licenciement après quatre mois de travail... N'empêche  la réalité est que les plus jeunes commenceront leur parcours professionnel sous le signe d'une précarité devenue institutionnalisée. Voilà  une révolution libérale qui ne dit pas son nom car le contrat de travail est le socle d'une société. Je me pose quelques questions: jusqu'où irons nous dans la dérégulation? Car pour concurrencer certains vastes marchés, il faudra encore en rabattre sur la protection des salariés...Qui va le plus souffrir? Peut-être pas les étudiants car , au moins pour les plus diplomés, l'instabilité professionnelle peut être un challenge où l'on a tout à gagner. Des fonctionnaires comme moi, peuvent, eux,  regarder cela de loin, n'ayant rien à perdre. Mais les employés à temps partiel, les intérimaires, la France qui trime sans grands atoûts  dans les mains ? Dernière question: quelle latitude pour se défendre." Chez nous pas de syndicat, ou dehors "...La flexibilité est peut être une nécessité dans une économie qui s'emballe, mais elle n'est acceptable dans une perspective socialiste qu'assortie d'une continuité de droits et de revenus. je ne sais si le cpe sera un progrès économique, mais il est déjà un recul social.