28 novembre 2005

La petite vérole et la limonade

L'an 1723 Voltaire, qui avait contracté la petite vérole, s'en guérit par deux saignées et en avalant en guise de prescription  " deux cents pintes de limonade" ! La lettre qu'il envoie le 7 décembre de la même année laisse songeur par l'ampleur de l'ignorance médicale dont elle témoigne. La médecine du début du siècle des Lumières est encore bien rudimentaire et rappelle plus la pratique médièvale qu'elle n'annonce  celle de Claude Bernard. Je retiens ceci malgré tout: "l'espérance de guérir est déjà la... [Lire la suite]
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27 novembre 2005

lectures dans la nuit, Voltaire, les juifs

Tiré du lit,à moins de 4 heures du matin par un mauvais rhume et le souci que me donne la maladie de mon père. Je lis des lettres que Voltaire a écrites dans les années 1720.L'écrivain mêne une vie itinérante de château en château à la source près d'Orléans, à Ussé,à Rouen,à La Haye... Voltaire, presque toujours malade, s'occupe à publier son épopée sur le temps des guerres civiles de la fin du XVI ème siècle,à poursuivre en justice un certain Beauregard, à faire la cour à Madame de Bernières. je découvre avec tristesse ces phrases... [Lire la suite]
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26 novembre 2005

triste neige

Hier après-midi, il neigeait sur Avranches. Habituellement la neige fait naître en moi la joie. J'aime cette descente solennelle des flocons sur la terre. Hier, ces giboulées sur l'autoroute, le portable allumé à côté de moi sur le siège, avivaient  mon angoisse.Je suis arrivé à 18 h00 à l'hôpital. Le chirurgien venait d'expliquer  à mon père que l'opération s'était bien déroulée mais que ... Chaque phrase poignardait les espoirs que nous avions tous  échaffaudés tant bien que mal. Ma soeur, belle et droite, ressemblait... [Lire la suite]
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23 novembre 2005

bonne et mauvaise litérature, Voltaire

"J'aime les vers à la fureur, mais j'ai un petit malheur, c'est que j'en fais de détestables, et j'ai le plaisir de jeter tous les soirs au feu ce que j'ai barbouillé dans la journée. Parfois je lis une belle strophe de votre ami et puis je me dis tout bas, petit misérable, quand feras-tu quelque chose d'aussi bien? Le moment d'après, c'est une strophe peu harmonieuse et un peu obscure, et je me dis, garde-toi bien d'en faire autant."Lettre de  Voltaire à Jean-François lériget de la Faye, été 1716.
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22 novembre 2005

Le Thar

Dimanche dernier, la nuit tombait sur le littoral de la Manche. Le Thar, petit fleuve côtier qui se jette dans la mer au nord de Jullouville, dessinait sous les premières étoiles, un entrelacs de chenaux qui brillaient dans le froid. Là-bas, vers l'ouest,à l'horizon, une grande barre pourpre s'estompait, dernière lueur du jour sur les rivages bretons...
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21 novembre 2005

Voltaire et Catherine Olympe du Noyer

Le temps froid et l'angoisse devant la progression de la maladie de mon cher père... L'autre nuit chez lui, j'ai ouvert, sur les 5 heures, un volume de la correspondance de Voltaire. 1714, Louis le Grand est bien près de mourir, François Marie Arouet a 17 ans et tout à son amour pour Catherine Olympe du Noyer. Amour contrarié, ce qui nous vaut une série de lettres enfiévrées, des rendez-vous clandestins et même des travestissements : "Je ne sais si je dois vous appeler Monsieur ou Mademoiselle ; si vous êtes aimable en cornettes,... [Lire la suite]
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20 novembre 2005

Le Roman de Renart, humanité.

Le Roman de Renart n'a rien d'un parcours initiatique. Le renard parvient à se tirer de mille embûches sans que rien ne change dans son comportement. Le renard n'apprend rien de ses aventures. L'aveu d'amour du goupil pour la louve Hersent est certes exprimé grossièrement. Renart chante les mérites de sa maîtresse sur l'air: rien de mieux que ce "trou" ("pertuis" dans le texte originel) là ! Mais les paroles qu'il emploie pour  défendre  l'honneur de dame Hersent sont touchantes d'humanité. Certes... [Lire la suite]
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20 novembre 2005

Confession de Renart et Sade

De grands soucis familiaux m'ont détourné de ce blog ces derniers jours. Je retrouve un peu d'apaisement à forcer mon attention sur la rédaction de ces messages, conscient des limites de l'entreprise, sans illusion sur la valeur de son contenu... Mes premiers contacts avec le Roman de Renart datent de la classe de 5ème. Nous avions eu une "lecture suivie" d'une version à destination de la jeunesse que j'ai retrouvée, il y a peu,chez mes parents. Il s'agissait d'un  mince volume dont les illustrations de scènes... [Lire la suite]
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16 novembre 2005

Fleetwood Mac, ruptures et succès

En 1977, le groupe britannico-californien se déchire en ruptures conjugales et écrit un album au succès phénoménal, Rumours.  Jean William Thoury et Michka Assayas écrivent dans leur Dictionnaire du rock :"ce disque sera celui d'une génération, les baby-boomers américains en proie au désastre de leur vie de couple" J'écoute plusieurs fois cet album en  cette fin d'après midi triste, me disant que je devrais faire miennes  les paroles du fameux Don't stop :"don't stop, thinking about tomorrow, don't... [Lire la suite]
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15 novembre 2005

la roue de la fortune

Hier soir, en lisant les vers mélancoliques qui introduisent la confession de Renart, j'avais en tête la  saisissante vision du gibet de Montfaucon, celle que donne  Josée Dayan ,pour la télévision, dans son adaptation des  Rois maudits. Des corps de pendus qui balançaient doucement tout en haut de cette sorte de moulin monstrueux. Voilà une époque où un ministre passait du pouvoir à la corde en un rien de temps. Ainsi Enguerran de Marigny précipité dans la disgrâce et pendu le 30 avril 1315. "Celui que la fortune... [Lire la suite]
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