Charles Dickens décrit dans Oliver Twist un quartier de Londres, "l'île Jacob,une des nombreuses localités qui se cachent dans la grande ville", où vivent pauvres et voleurs. Dans la préface de 1867, trente ans après la première publication du roman, il confirme à un échevin incrédule la persistance de cette poche de misère. Un siècle et demi plus tard, les 751 zones urbaines sensibles où vivent 5 millions de personnes dans un univers de béton, de chômage, d'échec scolaire et de "surdélinquance" sont la version française de l'île Jacob. Le  journal Le Parisien donne 10 raisons d'espérer malgré ces nuits de feux : les personnalités exemplaires, le rôle des grands frères, un nouvel urbanisme, des internats de la réussite, le dialogue interreligieux....